19 novembre 2025 fin de la rénovation du temple, c'est la fête !
Le dimanche 19 novembre 2025 les paroissiens du secteur Schiste et Granit (le Collet de Dèze, Saint Privat de Vallongue, Vialas-Génolhac et le Pont de Montvert) étaient réunis pour une journée commune, afin d’inaugurer les travaux de restauration entrepris dans le temple du Collet entre novembre 2020 et juillet 2024.
La journée a commencé à 10h avec un rappel des travaux réalisés dans ce temple, inscrit sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, et qui est un des plus vieux temples de France. Construit en 1646. Il reste le seul témoignage d’une architecture de la Réforme.
Dans un premier temps c’est la calade du XVIIème siècle, faite avec des galets du Gardon, qui offre une décoration en losanges et cercles sur la périphérie, et en rosace située sous la chaire, qui a été restaurée avec l‘aide financière de la DRAC Occitanie.
Ensuite les travaux ont consisté en une réfection de la façade ouest très dégradée et en un nettoyage des enduis intérieurs.
Dans un troisième temps il a fallu installer un chauffage en fixant sous les bancs des cassettes chauffantes, mettre aux normes le réseau électrique, et moderniser l’éclairage qui s’est enrichi d’un lustre suspendu à l’arc médian où par le passé il devait exister au-dessus de l’assemblée.
Les travaux d’un montant de 114 000 € ont été financés en partie par des subventions de la DRAC Occitanie, un don de l’association des Amis de l’Aigoual, une aide de la FIPE et une dernière aide du Conseil National de l’EPUF.
La paroisse pour sa part a contribué à 30 % des frais de restauration, ce qui représente un effort financier important compte tenu des possibilités pécuniaires d’une toute petite communauté.
L’inauguration s’est prolongée par une intervention de Nicolas Westphal, l’architecte chargé des travaux de rénovation, qui a souligné l’aspect unique de la calade ornementée, de la particularité de l’arc médian. « Un arc en longueur, une invention du protestantisme français dans le Sud de la France, découverte à Nîmes au XVIème siècle et immédiatement reprise de façon savante à grande échelle par des architectes dans des villes comme Montpellier ou Orange ».
Nicolas Wesphal a aussi insisté sur une réalisation de la rénovation, la création d’un lustre : « Un lustre était suspendu autrefois, il n’en reste que le crochet. Nous avons voulu rétablir cette lumière au centre du temple, retrouver cette fonction de l’arc d’être porteur de lumière. »
A 11h le culte officiel de dédicace a été présidé par Marcel Manoël, ancien président du Conseil National de l’ERF. Dans sa prédication il a souligné que « ce temple est là pour nous rappeler notre mission de reconnaître, d’accompagner et de bénir ».
La rencontre s’est poursuivie autour d’un repas partagé dans la salle de l’Oseraie et d’une conférence du pasteur Marcel Manoël sur le sens de l’Histoire.